Sainte Thérèse, par Marie-Paule et Marie-Françoise*

Bien au-delà de l’aspect religieux des choses, ce dialogue imaginatif mère (Sainte Zélie) fille (Sainte Thérèse) auquel nous avons assisté en l’église Notre dame des flots à Moriani, ce lundi 5 octobre 2026, est très instructif de l’un des problèmes majeurs de nos sociétés, dans lesquelles se confrontent depuis la nuit des temps et à l’évidence, sans aucune possibilité de le résoudre, le dilemme de l’intérêt ou du besoin de la présence de Dieu, tel qu’il existe à des degrés divers chez les croyants, dans la vie de tous les jours, et chez les profanes, qui préfèrent vivre une vie indépendante de toute influence divine, considérant que l’existence de Dieu n’ayant pas été démontrée, sa prise en compte ne pourrait que fausser le comportement de chacun face à la vie.
Le support utilisé, d’un dialogue théâtralisé entre une mère, Sainte Zélie, et sa fille Sainte Thérèse qui ne la connut presque pas car décédée alors qu’elle n’avait que quatre ans, a été bâti sur leurs relations, entre elles et avec Dieu, relations qui montreront l’influence de la religion dans l’éducation d’une fratrie de cinq filles qui toutes deviendront religieuses.
A l’écoute de ce texte d’une très grande richesse littéraire et intellectuelle, on peut s’interroger sur ce que fut l’existence de ces filles qui donnèrent tout à la religion, sous l’influence d’une mère qui s’en remettra à Dieu pour atténuer et même accepter la souffrance, considérant avoir été « une esclave du pire esclavage » pour mener sa vie de couple, l’éducation des enfants, une activité professionnelle de dentelière qui la conduisit à travailler « jour et nuit » habituant ses filles à obéir « pour faire plaisir au petit Jésus »même quand la souffrance est à peine supportable, Thérèse disant « Si l’on savait ce que crie le corps quand l’âme est en manque d’amour. » faisant allusion à l’une de ses sœurs Léonie, torturée au moins moralement par la femme de ménage, sous « l’aveuglement « de sa mère qui dira avoir regretté son défaut de vigilance.
Thérèse se reconnaissant anxieuse, inquiète, hypersensible, disant aussi avoir, alors qu’elle avait trois ans, souhaité la mort de sa mère, « Pour que tu ailles au ciel, puisque tu dis qu’il faut mourir pour y aller »
Tel était souvent et tel est encore parfois le sort des femmes (et des hommes lorsqu’ils s’impliquent dans l’éducation de leurs enfants) qui s’en remettent totalement à Dieu, pour justifier de leur sort, atténuer leurs souffrances, « le bon Dieu n’en donne jamais au-dessus de nos forces » et pour conserver l’espérance : « espérer contre toute espérance ».
*Sainte Thérèse de Lisieux, fut canonisée sans avoir accompli d’actes de bravoure ni de miracles, selon la procédure prévue par l’église, mais seulement pour son amour envers Dieu qui conduisit Jean-Paul II à en faire une docteure de l’église. Sa vie ecclésiastique fut très courte, entrée au carmel à l’âge de 15 ans grâce à une dispense du pape, elle mourut de tuberculose à 24 ans. Elle est pourtant devenue une des Saintes ayant acquis de par le monde une grande notoriété due à sa très grande piété et à celle de sa famille, piété contenues dans ses écrits, ce qui permit à ses parents d’acquérir eux aussi la sainteté.

Le texte théâtralisé par Marie-Paule Genebriasde Gouttepagnon (Sainte Thérèse) et écrit par elle, est accompagnée sur « scène »par Marie-Françoise Chiarelli née Cardosi, de Canale di Verde, dont l’époux, Jean-Pascal Chiarelli est de Pietra di Verde.

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Religion et culture : Sainte Thérèse et Sainte Zélie, des Saintes des temps modernes

Des Saints modernes, Sainte Thérèse de Lisieux qui vécut à la fin du 19e siècle et qui est décédée à l’âge de 24 ans, est certainement la Sainte que l’on pourrait qualifier de contemporaine, la plus connue du grand public. C’est après sa mort, à la découverte de ses écrits, qu’elle devait acquérir la notoriété religieuse.
Les miracles officiels et obligatoires, pris en considération pour permettre sa béatification et sa canonisation, furent « des promesses de passer son Ciel à faire du bien sur terre » et de faire tomber « une pluie de roses »
A l’évidence, une conception moderne de la sainteté « accessible à tous », pas nécessairement en accomplissant des exploits extraordinaires, mais par des petits gestes du quotidien « accomplis avec grand amour », ne pas tomber dans le découragement « se jeter dans les bras de Dieu qui est miséricorde et amour. »
Une représentation de la sainteté, qui tranche avec celle des Saints martyrs.
Et puis la beauté de cette sainte est aussi un paramètre moderne de sa notoriété. Ne dit-on pas que tous les séminaristes ont dans leur casier la photo de la petite carmélite entrée au carmel à l’âge de 15 ans et qui périt de tuberculose 9 ans plus tard.
Une Sainte à découvrir avec sa mère Sainte Zélie, qui elle aussi devait acquérir la sainteté, dans la ligne de sa fille, pour son vécu « dans l’ordinaire de la vie conjugale, familiale et professionnelle. »
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Un spectacle de lecture théâtralisée
Lundi 5 octobre à 18 heures église Notre Dame des flots à Moriani.
Père Luc a fêté ses 15 années de prêtrise

Délaissant pour l’occasion le faste de la Cathédrale de Cervioni, pour la modeste église de Moriani Plage « Notre dame des flots » au charme suranné des églises de bord de mer, qui lui donne son caractère divin, ce jeudi 10 septembre, le Père Luc, curé des 22 paroisses du groupement Alesani – Cervioni – Moriani, dont fait partie Pietra di Verde, a fêté ses quinze années de sacerdoce.

Son arrivée sur les lieux de la célébration en milieu de matinée, était saluée par une belle pluie de fin d’été et par les nombreux fidèles qui occupaient les bancs de de la petite église.
Dans le Chœur, pour concélébrer son jubilé, il était assisté par le Père Jean-Marie, Vicaire et doyen de l’inter – paroissiale, qui fêtera l’année prochaine ses 60 années de sacerdoce et par trois prêtres, les Pères Samuel, Elie et Norbert en poste respectivement à Biguglia, Ghisonaccia et Travo, venus d’Afrique pour permettre à l’église de Corse de pouvoir continuer à transmettre la parole du Christ et de satisfaire aux offices religieux de la vie de l’église, sur l’ensemble de l’île.
Dans cette période où les églises d’Europe souffrent d’une crise des vocations, les églises d’Afrique s’honorent ainsi, de venir s’acquitter de la « dette » contractée, selon leur propre expression, par suite de l’action des missionnaires européens partis de chez eux au cours des siècles, pour évangéliser l’Afrique tout au long de l’histoire.
Outre la concélébration de la messe, les prêtres africains devaient interpréter, en signe d’offrande à leurs hôtes, un chant de leur pays aux sonorités prenantes.
Père Luc, dans une très belle et émouvante homélie se remémorant ses 15 années de sacerdoce, avec son ordination en présence de sa « maman » ou encore l’annonce qui lui fut faite par téléphone par son évêque de sa proposition de départ pour la Corse dont il n’avait jamais entendu parler et qu’il avait un moment confondue avec l’Ecosse…

A la fin de l’office, des cadeaux furent offerts et un apéritif que l’on peut qualifier de déjeunatoire, organisé par Marie- Simone Teyssonnier Perfettini, responsable ecclésiastique de l’église de Moriani et figure marquante de l’inter-paroissiale, réunissait les participants à la cérémonie, dans une ambiance de belle convivialité fraternelle.

A titre personnel et au nom de la communauté villageoise, Monsieur Jean-Baptiste SANTELLI maire de Pietra di Verde adresse ses compliments au Père Luc curé de la paroisse pour l’anniversaire de son sacerdoce.
Pietra était à la célébration de la nativité, au couvent d’Alesani





Le couvent d’Alesani fait partie des lieux de culte, comme Pancheraccia, le Niolu et Lavasina, qui célèbrent la naissance de la Vierge Marie, Sainte Patronne de la Corse.
Des prières sont récitées chaque soir pendant les neuf jours qui précèdent le 8 septembre, date de la nativité.
Ce jour-là, les pèlerins rejoignent le couvent, certains à pied, pour assister à la grande messe de 11 heures suivie de la procession en fin d’après-midi.
Les piétrolais ont toujours respecté ce rite religieux ou de tradition, selon la croyance de chacun, et ils sont encore toujours nombreux (voir photos en fin d’article) à se rendre au couvent pour participer aux célébrations et y admirer le tableau de la Vierge à la cerise.*

*Chef d’œuvre attribué à un peintre siennois du 15e siècle, que l’on transporte sous bonne garde depuis le musée d’Aleria, pour être exposé dans l’église.
En cet anniversaire 2026, l’office religieux a été célébré par le père Luc curé de la paroisse dans la magnifique église rénovée du couvent Saint François.

Une célébration rehaussée par les prières de la messe de l’ordinaire magnifiquement chantées par un groupe de jeunes corses et pour ceux des propres de la messe, interprétées par les fidèles.
Une messe que le Dio vi salvi Regina clôturera, comme c’est le cas en Corse pour les grandes occasions.

Après la bénédiction, le Père Luc adressera en forme de litanie les remerciements à toutes les autorités, les bénévoles, tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette grande fête, sans en oublier aucun, pas même lui-même…terminant par : « Merci à moi aussi » suscitant dans cette enceinte habituée au recueillement, un éclat de rire de l’assistance suivi d’applaudissements nourris.
Oui merci à Père Luc pour ce trait d’humour, qui nous a par la même montré que l’amour envers Dieu comprend aussi la joie et le rire.

La procession qui a clôturé la fête de la nativité.
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Des Piétrolais à la célébration de la naissance de la Bienheureuse Vierge Marie










Fermeture de la mairie

Collecte des encombrants

La Haute Corse en alerte renforcée sècheresse






