Un Chjassu, comme il en existait dans nos villages

Chjassu désigne une ruelle non carrossable*, le plus souvent empierrée lorsqu’elle est en pente.

Il n’en reste plus qu’une au village dans sa situation d’origine, celle qui depuis l’église longe les propriétés des sœurs Straboni.

A une époque où l’on ne connaissait pas encore le béton, les pierres permettaient aux rues en pente accusée, de ne pas être ravinées par les pluies. Elles étaient également très pratiques pour les ânes et les mulets qui lorsqu’ils étaient chargés, pouvaient s’aider en prenant appui sur les pierres enfoncées verticalement dans le sol.

Belles et tellement en harmonie avec nos vieilles maisons, ces ruelles étaient d’usage peu commode pour les automobiles. La modernité comme toujours, ayant fini par avoir le dessus, elles seront cimentées au fur et à mesure.

Reste celle que l’on appelle comme il se doit, « U Chjassu », bordée par un large et profond fossé pour l’écoulement des eaux.

L’installation d’un dispositif pour sécuriser les lieux s’imposait. Il permettra en outre de faciliter l’accès aux habitations.

Les travaux viennent de commencer, le chantier devrait-être achevé dans quelques jours.

*Désigne aussi un chemin

 

 Suppression du fossé (photos JCV)

Aménagement de l’accès aux habitations (photos JCV)

 https://www.youtube.com/watch?v=h9yf1xLS7cA

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