En Corse, peu de villages de montagne peuvent se prévaloir d’avoir un bar-restaurant ouvert toute l’année, susceptible de proposer des spécialités du terroir tels que lazagnes, cannellonis, tourtes, polenta, figatellu, fasgioli, soupe corse…

Mais l’expérience a montré que les seuls services de bar et de restauration, qui prospèrent surtout en période estivale, à l’heure des tournois de foot, des concours de boules et des soirées dansantes, ne permettent que rarement à un établissement de résister à la logique économique, résultant de ce que l’on a appelé la désertification de l’intérieur, qui a été fatale à tant de commerces locaux.

Sauf que Sabrina, la maîtresse des lieux, n’est pas du genre à subir les évènements. Avec Dume, elle avait déjà ajouté à son activité de base, la cuisson du pain et sa distribution dans tout le canton, les viennoiseries bien sûr, les migliacci à emporter ou à déguster sur place, sans oublier « la quintessence » de A Stalla, les pizzas de Dume qui font fureur, surtout en haute saison et que l’on vient déguster depuis Bastia.

 

Diversification oblige, les canistrelli et les frappe ont fait leur apparition sur le comptoir de « A Stalla ». Les piétrolais ont été bien sûr les premiers à les commander, pour eux-mêmes et aussi pour en envoyer sur le continent, aux parents et amis par colis entiers.

 

Le succès étant au rendez-vous, Sabrina a décidé de s’attaquer au marché de la plaine…C’est Gina qui en est chargée. Elle sillonne les routes de Moriani à Aleria, avec ses cartons de fritelle et de biscuttini, que l’on peut désormais acheter dans nombre de commerces sous l’étiquette « A Stalla ».

« A Stalla » qui  comme on le voit, multiplie les offres de services et de fournitures, nécessitant, on s’en doute bien, une ardeur peu commune au travail.

Mais Sabrina et Dume qui n’en manquent pas, puisent leur motivation dans la satisfaction qu’ils ont de contribuer à la vie de la Corse de l’intérieur et plus particulièrement à celle de leur village.

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