Cela fait maintenant huit ans que Madeleine nous a quittés.

Ceux qui l’ont connu, se souviennent d’une femme modeste et simple, mais riche des valeurs de son temps.

Des valeurs qui fondaient notre société, puisées dans une foi profonde, enseignées à l’école, à l’église et au sein de chaque famille.

Des valeurs qui avaient comme principe cardinal le respect envers autrui, principe laïc de l’amour du prochain, comme il est dit dans les écritures.

Un principe, mais aussi intuitivement une façon de dire, qu’aucune vie sociale ne sera possible dans les microsociétés que sont nos villages, sans « a minima » faire l’effort de se supporter.

Avec le recul du temps, on se rend compte que la vie de Madeleine fut le témoignage d’une Histoire que d’aucuns invoquent avec nostalgie, signe de regret d’un monde révolu.

Personne n’a oublié que Madeleine fit don de ses économies, l’épargne de toute une vie, à son village et à son église, auxquels elle s’était donnée sans compter tout au long de son existence.

Aussi longtemps que Madeleine restera présente dans nos mémoires, la communauté villageoise se devra de lui rendre hommage, pour ce qu’elle a fait pour notre village et pour ce qu’elle a été. GP.

 

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