
Peu de monde en ce 17 octobre 2026 pour cette messe dominicale anticipée, un état conforme à la situation des villages de montagne de l’île, en cette période de l’année que l’on nomme « basse saison ».
Pour autant, aucune incidence sur les chants composant la messe anticipée, entonnés par la chorale, pour être repris en choeur avec les fidèles.
L’occasion de rappeler que le chant de la messe n’est pas un décor musical, dont le « public » serait là pour en apprécier la qualité artistique, mais le vecteur majeur du texte biblique, la matrice de la célébration de la messe avec comme seul objet, pour le groupe de chant, de conduire les fidèles dans leur participation à la célébration de l’Eucharistie, par la parole et par le chant*.
Peu de monde certes, dans la logique de cette saison creuse, mais était présent, le petit groupe de chant, dirigé par Marie-Léria NICOLAÏ qu’il nous faut remercier, pour sa constance à maintenir une chorale, cet élément essentiel de la messe sans lequel notre église ne serait, selon l’expression même de Léon XIV, « qu’une enveloppe de pierre », une église sans chant, qui aurait perdu une partie de son âme, quel que soit sa beauté et le prestige affectif qu’elle recèle en elle pour chacun de ceux qui y ont fait célébrer, ou ont vocation à le faire, les instants de joie et de peine les plus importants de la vie.

Une messe d’octobre, avec une homélie du Père LUC qui fit l’exégèse d’une formule majeure de la religion catholique dans sa relation avec le monde laïque, attribuée à Jésus Christ dans les Evangiles : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »
Historiquement l’acte fondateur de la séparation de l’église et de l’Etat qui met en exergue depuis lors la distinction entre les sociétés occidentales et orientales, la religion musulmane ne reconnaissant pas cette séparation, le divin s’imposant dans la plupart des pays d’Islam dans la règlementation de la société civile.
Père Luc devait souligner que chez les chrétiens, les préceptes religieux s’insèraient malgré tout au sein de l’autorité civile par la culture religieuse de ses responsables.
Une messe chantée, une homélie sur un précepte de la vie en société, une messe d’octobre suivie par une dizaine de fidèles, témoins de vie de notre village.
- Les fidèles répondant au célébrant par la liturgie de la parole et du chant : chant d’entrée, Kyrie, Gloria, Psaume, Acclamation de l’Evangile, Prière universelle, Chant de l’offertoire, Sanctus, Anamnèse, Agnus, chant de Communion et celui de l’envoi qui termine la messe en demandant aux fidèles de devenir missionnaires….