
U Perdulacciu, Bulletin de l’association AVCP, créée le 2 juillet 2001 pour la sauvegarde de la chapelle dédiée à San Pancraziu, présidée par Marie-Léria Nicolaï, a été édité en novembre dernier. Il contient un remarquable article intitulé « Le mystère de l’ochju », une croyance qui existe et qui perdure dans toutes les sociétés du bassin méditerranéen.

Marie-Léria à la chapelle
L’article montre bien comment l’on peut être victime de l’ochju, qui se révèle par « un trouble » , maux de tête en particulier, que rien ne peut expliquer, sinon l’ochju…
Contrairement à ce que l’on pourrait parfois penser, cela n’a rien à voir avec un sort que l’on vous aurait jeté, mais la conséquence de l’envie que l’on pourrait susciter, sans nécessairement l’avoir voulu. L’article parle « d’admiration néfaste ». Ainsi, en particulier dans les pays de Maghreb, une grave impolitesse serait de trop complimenter un enfant, sauf alors à ajouter de suite à haute et intelligible voix : « Que Dieu le bénisse ». D’autres pour contrarier les risques de l’ochju feront ostensiblement les cornes…
Certains vont jusqu’à dire qu’un excès d’autosatisfaction pourrait entraîner l’ochju. En quelque sorte, on pourrait se jeter le mauvais œil à soi-même…
L’ochju « Une tradition ancienne » selon l’article de U Perdulacciu. Une règle de vie aussi, pourrait-on ajouter, qui permet d’éviter les excès de langage et de préserver la paix sociale
Pour les corsophones U Perdulacciu publie aussi un magnifique poème de Jeannot Raffini « U lamentu di e mio Capre »

