
Marie-Thérèse nous a quittés dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars. Elle était âgée de 86 ans On la savait bien fatiguée, les informations qui nous étaient données ne laissaient guère de place à l’espoir d’une rémission.
Elle faisait partie de cette génération en voie de disparition, des derniers enfants qui naquirent au milieu du siècle dernier et qui connurent la Corse telle qu’elle existait depuis des temps immémoriaux, avant qu’elle ne bascule dans le modernisme le plus affirmé.
Une époque qui avait donné à Marie-Thérèse comme à la plupart des jeunes filles de son temps, une éducation faite de respect et de bienveillance, qu’accompagnait de plus chez elle une distinction naturelle dont elle ne se départira jamais.
Un milieu social relativement aisé, avait certainement favorisé cet art de se comporter en société. Son père, Orsu Pie GIUSTINIANI engagé dans la marine nationale était « rentré » en Corse pour y passer sa retraite et avec son épouse Virginie, y élever leur fille unique née aux colonies comme on disait autrefois.
La maison de famille située à Piazza u Pianu (aujourd’hui Piazza SANTELLI) dans un quartier du hameau di u Muntichju où les habitants constituaient une grande famille, peut-être par nécessité mais certainement aussi au titre d’une certaine éthique, vit grandir la petite Marie-Thérèse qui fréquentera l’école du village.
Elle n’avait peut-être pas vingt ans lorsqu’elle se mariera pour fonder une famille, avec un jeune-homme, de Pietra comme elle, le regretté Etienne SAVIGNONI, que l’on appelait affectueusement Toinou. Les diminutifs comme les surnoms très usités à l’époque étaient le signe de la relation affectueuse qui existait entre les gens d’un même lieu.
Toinou, comme nombre de jeunes corses de cette génération, allait embrasser la carrière militaire qui allait conduire la famille à des déplacements au grè des affectations, propres à la fonction.
Trois enfants allaient naître de leur union, Jacqueline, Virginie et Marie-Paule. A la retraite la famille rentrera en Corse et après un séjour à Bastia s’installèrent définitivement dans leur village.
Marie-Thérèse est toujours restée une figure de Pietra, un emblème pourrait-on dire. Sa personnalité, son accent si particulier, propre au village, qu’elle avait conservé, sa discrétion et sa réserve, son sourire permanent, toutes qualités qui ont conduit à ce qu’elle fut investie du respect et de l’affection de tous.
En ce triste jour au nom de la communauté communale, le conseil municipal adresse ses condoléances attristées à Virginie, Marie-Paule et Jacqueline, à leurs époux, à ses petit-enfants et arrières petits-enfants, à ses autres parents et alliés touchés par ce deuil, à leur maire Jean-Baptiste SANTELLI, les membres du conseil municipal l’assurant de leur affectueuse et respectueuse amitié.
Les condoléances pourront être présentées à la famille lundi 23 mars à partir de 10 heures en l’espace MAZZERI.
La cérémonie religieuse sera célébrée mardi 24 mars à 15 heures en l’église Saint Elie de Pietra di Verde, elle sera suivie de l’inhumation au cimetière du village.