Article rédigé à partir des informations fournies par Christophe CHAUVEAUD
Photos Christophe CHAUVEAUD

A l’initiative de la mairie, une réunion relative à « l’obligation légale de débroussaillement » s’est tenue lundi 15 juin 2026 à 10 h 30 en la maison commune, sous la présidence de monsieur le maire Jean-Baptiste SANTELLI, assisté de son adjoint Victor BIGHELLI, en présence des autorités compétentes en la matière : Sébastien ALLIERES pour la DDT, Martial SANTUCCI représentant l’ONF, le capitaine Anthony COQUE pour le SIS2B et Antoine Marcel GIACOMONI de l’ODARC.
L’évolution des températures vers un réchauffement climatique, l’accroissement du nombre de sinistres au cours de ces dernières décennies a conduit les autorités responsables à rendre la réglementation relative à la prévention des incendies plus stricte, en particulier en ce qui concerne les contrôles relatifs au respect des obligations légales de débroussaillement.

La Haute Corse faisant partie des départements soumis à ces contrôles, 52 villages ont sollicité ces interventions dans un souci d’information et de prévention.
Une cartographie de ces villages a été élaborée, Pietra dispose de la sienne, chaque maison est inventoriée afin de savoir si la fameuse distance des 50 mètres de débroussaillement autour de chacune d’entre elles est respectée.
La carte de débroussaillement du village se trouve en mairie, chaque habitant (propriétaire, ou locataire si le contrat de bail le prévoit) est invité à aller la consulter pour connaître sa situation.
1er cas : l’intéressé possède une parcelle de terre d’un rayon de 50 mètres ou plus autour de son habitation ou d’une construction tels hangar ou bergerie. Il sera tenu au débroussaillement selon la règle des 50 mètres.
2e cas : Si la parcelle est inférieure à 50 mètres, et que son voisin (ou ses voisins) qui ne dispose pas de construction n’a pas débroussaillé, le propriétaire de la construction (ou le locataire) devra lui demander l’autorisation de débroussailler en ses lieu et place par LRAR, sur une distance jusqu’à arriver à un débroussaillage de 50 mètres à partir de sa construction. Si un mois après avoir accusé réception de la lettre, le voisin n’a pas répondu, ou s’il refuse de le laisser entrer sur son terrain, le propriétaire (ou le locataire) devra avertir la mairie du refus ou de l’absence de réponse, en justifiant de l’envoi. (En cas de plusieurs maisons c’est la plus proche de la parcelle qui aura l’obligation de compléter le débroussaillement pour arriver aux 50 mètres de protection.)
C’est l’ONF qui est chargée de veiller à ce que l’obligation de débroussailler soit assurée par ceux à qui elle incombe. Une amende de 135 € est encourue par les contrevenants.
On devait compter une vingtaine de participants.
Les nombreuses questions posées aux intervenants a montré le vif intérêt des piétrolais, pour ce qui constitue en Corse une préoccupation de première importance.
