Photo GP

Au plus creux du rude hiver que Pietra a connu, en cette période où les  jours sont les plus courts et que le village se trouve  vidé de nombre des ses habitants, des mains impies sont venues commettre ce sacrilège que personne n’eût jamais pu seulement imaginer : amputer Funtanone de sa vasque plus que centenaire.

La vasque de Funtanone était l’un des derniers réceptacles de l’eau pure de nos montagnes, l’instrument de sa musique éternelle, le joyau de son merveilleux tableau.

La pierre dérobée (Photo GP)

Comment a-t-on pu s’en prendre à cette pierre si petite, si humble, si modeste ? Comment a-t-on pu s’en prendre à notre Funtanone recroquevillée au fond d’un chemin qui ne mène nulle part, en plein maquis et dont la seule ambition n’est plus que de donner un peu de rêve à ses visiteurs ?

Funtanone struppiata, « in stu paese persu, in stu paese caru » a chanté le poète.

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