A propos de Claude SALICETI

A propos de Claude SALICETI

 

Claude Saliceti septembre 2015

Peu de monde sait qui est Claude Saliceti. Pour la plupart, il s’agit d’une figure familière de Pietra, Ă  l’aspect Â Â» un peu british Â Â» et Ă  la distinction  » vieille France « , qui a exercĂ© en tant que mĂ©decin oto-rhino-laryngologiste dans le 16e arrondissement de la capitale. C’est Ă  peu près tout.

Mais au-delà du médecin, se dissimule un humaniste passionné de philosophie en même temps que de physique, toutes matières dont il nous explique avec un art inné de la pédagogie, qu’elles sont loin d’être incompatibles entre elles et qu’elles sont mêmes, d’une certaine façon, complémentaires.

C’est d’ailleurs dans le contexte des avancĂ©es considĂ©rables et Ă©tonnantes de la physique moderne, que le physicien et philosophe Bernard D’Espagnat, premier physicien thĂ©oricien au CERN Ă  Genève, ancien directeur du laboratoire de physique thĂ©orique de l’UniversitĂ© d’Orsay et titulaire du prix Templeton, dont la contribution fut essentielle pour comprendre l’évolution de la physique classique vers la physique quantique, a proposĂ© au docteur Saliceti, Ă  l’occasion d’un Ă©change de correspondance, de coĂ©crire un livre publiĂ© chez Fayard en 2008 et qui a pour titre « Candide et le physicien Â».

Ouvrage sous forme de questions, de rĂ©ponses et de dialogues, dont l’objet a Ă©tĂ© de faire connaitre au profane, les dĂ©couvertes principales de cette nouvelle physique, qui a rĂ©volutionnĂ© notre conception de la rĂ©alitĂ© et de la connaissance.

Un grand honneur fait par Bernard D’Espagnat à Claude Saliceti, dans une matière particulièrement absconse pour un non initié.

Claude Saliceti est comme il a Ă©tĂ© dit, un humaniste. Il est en particulier l’auteur de « L’humanisme a-t-il un avenir ? Â»(DERVY 2004) et « Humanisme, franc-maçonnerie et spiritualitĂ© Â» (PUF 1997)

C’est aussi un Philosophe qui est Ă©galement l’auteur, avec le philosophe Bernard Caussain, du « Dictionnaire du questionnement philosophique : les mots justes Â» (ENTRELACS 2013).

La recherche de la vérité ne peut se faire que sur des bases conceptuelles justes et seulement si l’on est d’accord sur la définition des mots que l’on emploie. C’est la condition pour que l’on puisse progresser, mais aussi la condition d’une communication sereine, aujourd’hui mise à mal par une utilisation inadéquate des mots que l’on utilise.

Le docteur s’est retiré dans son village de Pietra après sa retraite de la médecine au début des années 2000. Il vit dans sa maison du Mucchiu, où il écrit, médite et reçoit tous ceux qui sollicitent son conseil ou sont désireux d’échanger avec lui.

Les ordures de la Haute Corse à la télévision

Les ordures de la Haute Corse à la télévision

 

Prunelli 25 juin 2015 photo JCV

Récemment, au 20 heures de France 2, un reportage nous a montré les décharges de Prunelli di Fium’orbu et de Tallone, dont dépend la commune de Pietra di Verde.

Des montagnes d’ordures, des nuĂ©es de mouettes et de corbeaux que l’on dit contaminĂ©s au mercure et au plomb, qui couvrent des milliers de tonnes d’immondices, des paysages de films d’horreur, des images Ă  donner froid dans le dos, indignes de la Corse.

Une politique de gestion des dĂ©chets mĂ©nagers qui laissera dans notre Ă®le des stigmates qui ne s’effaceront jamais et dont nous porterons la responsabilitĂ© devant l’histoire.

En Europe, 80% des dĂ©chets sont incinĂ©rĂ©s après avoir Ă©tĂ© triĂ©s et  valorisĂ©s. Des usines d’incinĂ©ration Â«Â nouvelle gĂ©nĂ©ration » sont implantĂ©es dans toutes les grandes villes de l’Union, leurs systèmes de filtrage  ne laissent plus passer les cendres, fumĂ©es, particules et odeurs rĂ©sultant de la combustion des dĂ©chets et des Ă©tudes rĂ©centes ont montrĂ© qu’il n’existe dĂ©sormais plus aucun danger pour la santĂ© des populations environnantes.http://www.carevox.fr/sante-naturelle-57/article/usines-d-incineration-un-danger 

C’est la solution adoptĂ©e dans tous les pays modernes, partout, sauf en Corse. Pour quelle raison ?

Les journalistes de France 2 qui ont enquêté, ont donné comme explication que les élus et la population corse sont contre les incinérateurs.

A nous, les élus en question ne nous ont jamais expliqué pour quelle raison ils sont contre les incinérateurs. De vagues affirmations sans la moindre justification, en guise d’explication, nous ont semble-t-il suffi pour être contre.

Mais quand avons-nous Ă©tĂ© sĂ©rieusement informĂ©s des solutions possibles, par des intervenants indĂ©pendants ? Quand avons-nous Ă©tĂ© consultĂ©s et par qui et sur quoi ? Mystère.

De toute façon des villes comme Bastia et son agglomĂ©ration, qui sont les plus gros enfouisseurs de la Haute Corse et de loin, prĂ©fèrent aller jeter leurs ordures loin de chez eux, le plus loin possible et le moins cher possible, sans trop se poser de questions, et puisque d’ailleurs personne ne s’en pose pas non plus, alors Ă  quoi bon se gĂŞner ?

La collecte des dĂ©chets mĂ©nagers, qui dĂ©buta dans les zones rurales en Corse dans les annĂ©es 60, fut un grand progrès dans le domaine de l’hygiène et de la santĂ© publique. Revenir un demi-siècle en arrière en espĂ©rant que les populations assurent elles-mĂŞmes et pour l’essentiel la gestion de leurs dĂ©chets est un leurre. RecrĂ©er des Vaccile est une absurditĂ© sans nom, comme l’est celle de « l’enfouissement Â».

Et il est l’évidence mĂŞme que tous les tris du monde, fussent-ils Ă  la source,  n’empĂŞcheront pas des tonnes et des tonnes de dĂ©chets non valorisables, de finir Ă  la dĂ©charge et d’aller  pourrir le sol, car on sait bien qu’une Ă©norme quantitĂ© de dĂ©chets putrescibles, ne se transforment pas instantanĂ©ment et par un coup de baguette magique en un bel et bon composte susceptible de venir engraisser dans l’instant nos terres les plus arides.

Non bien sĂ»r. Il y aura prĂ©alablement et pendant de longs mois, passage par tous les stades de la pourriture, avec vermines, muridĂ©s, rongeurs, nuages de mouches, vecteurs de toutes les maladies, avec sources, nappes phrĂ©atiques et rivières polluĂ©es, gaz de fermentation et odeurs pestilentielles qui s’imprègnent partout, de plus en plus impossibles Ă  faire disparaĂ®tre, rendant la vie insupportable pour les populations alentours, avec en plus une dĂ©gradation des paysages qui donnera de la Corse une pitoyable image.

On n’imagine pas que des communes puissent accepter de voir leur nom associĂ© Ă  ces dĂ©charges publiques de façon pĂ©renne, ni que des corses acceptent que leur « Ă®le de beautĂ© Â» devienne le lieu oĂą l’on trouvera très bientĂ´t, si l’on n’y prend garde, les plus grands pourrissoirs d’Europe ?

Prunelli 25 août 2015 photo JCV

Car avec le temps, tout cela s’étendra et s’étendra encore et encore, jusqu’à faire de la Corse une poubelle géante.

Certaines collectivitĂ©s commencent cependant Ă  rĂ©agir. Le 30 juillet, la CommunautĂ© de communes de Calvi-Balagne, a estimĂ© qu’il convenait d’arrĂŞter cette politique consistant Ă  rejeter toute proposition autre que celle existant et Ă  commencer Ă  rĂ©flĂ©chir sur de nouvelles orientations. Sans remettre formellement en cause le principe de l’enfouissement, le 12 septembre, en Corse du sud, une centaine de personnes, rĂ©unies Ă  Coggia, se sont alarmĂ©es sur une situation « qui conduit Ă  une catastrophe Ă©cologique majeure pour la rĂ©gion Vico-Sagone ».    

En attendant une prise de conscience plus large, France 2 nous a montrĂ© une triste image de la Corse d’aujourd’hui et si l’on y prend garde, de tristes perspectives pour la Corse de demain. GP.

A Stalla achève sa rénovation

A Stalla achève sa rénovation

 

On se souvient qu’au printemps, A Stalla avait engagĂ© des travaux dans la plus grande discrĂ©tion et surpris sa clientèle en lui offrant, après Ă  peine quarante-huit heures, une totale rĂ©novation des lieux.

L’orientation affichĂ©e a Ă©tĂ© très nettement, comme chacun a pu le constater, vers un design moderne, style pub, dominĂ© par des couleurs tendances, sur fond de gris, relevĂ© par des beiges et des marrons du meilleur effet.

Pièce centrale de l’ensemble, le comptoir du bar, vĂ©ritable autel vouĂ© Ă  Bacchus comme chacun sait, fut logiquement restylĂ©. Les Ă©tagères Ă  bouteilles qui lui font face, furent reprises en pierres jointes et des lampes de couleur orange devaient venir contraster harmonieusement cette composition. Une vraie rĂ©ussite selon les avis unanimes.

C’était il y a quelques mois et quelques mois c’est déjà le passé.

Mais c’était sans compter sur la perspicacité de la maîtresse des lieux.

Vendredi, les premiers clients de cette fin de semaine ont été accueillis par des banquettes en skai gris bleu, assorties aux fauteuils PVC de même ton, venues heureusement compléter l’ambiance recherchée.

Une ambiance des plus « Pub concorde Â» qui soit !

Ainsi, et au delĂ  de l’aspect purement dĂ©coratif, on n’a pas pu  s’empĂŞcher d’y  voir, mĂŞme si c’est certainement inconscient de la part de son auteure, la marque d’un message subliminal…avec l’espoir qu’il produise son effet et devienne alors un sublime message.  

Coupure d’eau au Casone

 

En raison de travaux effectuĂ©s sur le rĂ©seau, l’eau sera coupĂ©e au Casone

Lundi 14 septembre, Ă  partir de 14 heures

 

Travaux de sécurisation sur la route de Pietra

Travaux de sécurisation sur la route de Pietra

Depuis le 9 septembre, des travaux ont Ă©tĂ© entrepris  sur la dĂ©partementale 17, entre Pietra et Chiatra.

Il s’agit de renforcer par des murets, trois des parties de route qui se sont effondrĂ©es au cours de l’hiver, rendant la circulation dangereuse Ă  ces endroits, en particulier de nuit.

Il est certain que de nouvelles pluies torrentielles, comme la rĂ©gion en a connues, seraient fatales Ă  une chaussĂ©e de plus en plus fragilisĂ©e par le manque d’entretien et l’insuffisance des  structures d’Ă©coulement des eaux.     

Un barrage pour rétablir la ligne de bus Pietra-Cervioni

Un barrage pour rétablir la ligne de bus Pietra-Cervioni

 

Le barrage de route est devenu un moyen ordinaire d’expression démocratique, admis désormais par les autorités publiques.

Il a Ă©tĂ© utilisĂ© une fois de plus pour la bonne cause. On peut en effet se demander comment des Ă©lus responsables ont pu imaginer pouvoir « suspendre Â», une ligne de transport scolaire, sans envisager de solution de remplacement.

On a attendu l’annonce de la manifestation, pour Ă©voquer une mise en service de la ligne qui pourrait ĂŞtre assurĂ©e en rĂ©gie, c’est-Ă -dire directement par le Conseil dĂ©partemental, soit avec ses propres vĂ©hicules et personnels, soit par le biais de la location.

Mais en l’absence de toute décision, ce matin 10 septembre dès 7 heures, un barrage a été mis en place sur la route nationale, aux quatre chemins, à l’intersection de la route de Cervioni.

De façon très spectaculaire, des Ă©lèves s’étaient hissĂ©s dans la benne du camion qui barrait la route en direction de Bastia et sur lequel une banderole demandait « rendez-nous notre car Â».

 Dans l’autre sens, en direction du sud, on s’était contentĂ© d’un barrage filtrant.

Avec les habitants des villages concernĂ©s, les parents d’élèves Ă©taient au premier rang. Les Ă©lus Ă©taient Ă©galement prĂ©sents : le maire de San Giulianu, la maire de Chiatra, le maire de Campoloro et bien sĂ»r la maire de Pietra di Verde.

 

En l’absence de réaction du côté du Conseil départemental, vers 8 heures, le mouvement a été durci et la route a été complètement bloquée pendant près d’une demi-heure, causant un embouteillage monstre, sans que les automobilistes ne manifestent de signes d’impatience.

A 8heures 45 le barrage a été levé, au grand soulagement des gendarmes de la brigade de Cervioni qui ont fait montre d’un grand professionnalisme dans la gestion de cette manifestation.

Gageons que les autorités responsables sauront faire preuve de perspicacité et de suffisamment de sens politique pour résoudre un problème somme toute modeste et dont l’importance n’est pas à démontrer.

Pietra di Verde la mal aimée ?

S’il y a une commune de la Haute Corse qui n’a jamais bĂ©nĂ©ficiĂ© des « bienfaits Â» du Conseil GĂ©nĂ©ral, devenu Conseil dĂ©partemental, c’est bien Pietra di Verde !

Il suffit de se rendre dans ce village de la Castagniccia depuis la plaine, pour s’en rendre immĂ©diatement compte. La route qui y conduit se dĂ©tache par morceaux entiers qui tombent dans le ravin. Elle est souvent barrĂ©e en hiver par des amas de terre, des rochers ou des arbres qui dĂ©gringolent au grĂ© du temps, constituant pour ceux qui circulent une sorte de roulette Russe. Passerais-je, passerais-je pas ? Telle est la question et pourvu que ce ne soit pas sur moi…

MĂŞme la signalisation centrale, qui permet de rester tant bien que mal sur la route par temps de brouillard a depuis longtemps disparue dans sa première partie et un habitant de Pietra, n’a dĂ» cet hiver la vie, qu’à un arbre providentiel qui a retenu sa voiture dans le ravin et Ă  un automobiliste de passage. Et pourtant, un peu de peinture, ne serait pas ruineux pour la collectivitĂ© responsable !

Aussi loin que l’on remonte dans le temps, la route de Pietra est entrée dans la légende comme l’une des plus dangereuses de Corse.

Depuis des dĂ©cennies les promesses ont succĂ©dĂ© aux promesses : « les marchĂ©s sont passĂ©s Â», « les ordres de service aussi Â», « les travaux vont dĂ©buter Â», un refrain que les piĂ©trolais connaissent par cĹ“ur. En attendant, ils doivent se contenter de quelques rapiéçages de-ci de-lĂ .

Pour la rentrĂ©e 2015, sur 49 lignes de transports scolaires, une seule n’a pas Ă©tĂ© attribuĂ©e. Devinez laquelle ? Vous avez gagnĂ© ! C’est en effet la ligne 410 qui relie Pietra au collège de Cervioni.

Il est inutile d’épiloguer longuement sur le caractère vital du transport, pour une commune situĂ©e hors du littoral. Pietra souffre de cette situation. Comment retenir des familles l’hiver, dans de telles conditions ?

Pietra la mal aimĂ©e ? On nous dit que non ! Nous en acceptons l’augure. Mais comme dit le poète, « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour Â». Alors, attendons les preuves. GP.

Manifestation pour le rétablissement immédiat de la ligne Pietra-Cervioni

Jeudi 10 septembre à 7h30 sur la route Nationale, à l’embranchement de Cervioni, aura lieu une manifestation pour le rétablissement de la ligne de transport scolaire Petra-Cervioni.

La suspension de cette ligne, outre qu’elle lèse une dizaine de familles, prive le chauffeur du bus de son emploi.

Selon nos informations, un appel d’offres sera relancĂ© au 1er  octobre, mais les dĂ©lais nĂ©cessaires Ă  l’aboutissement de la procĂ©dure de marchĂ©, risquent de laisser les Ă©lèves du collège sans transport, pendant de longues semaines.

La population de Pietra est invitée à venir manifester pour que la ligne soit rétablie sans délai.

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