Les migliacci de la Pentecôte
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Toussaint et José devant le fourFour prêt à la cuissonBeaucoup de monde dans les ruelles du Casone qui conduisent à la maison des GIORGI, en cet après-midi du lundi de Pentecôte 2022.Une ruelle du CasoneTout un village, qui a répondu à l’invitation d’Eliane et d’Antoine, qui ont achevé il y a quelques années la réhabilitation du vieux four familial qui tombait en ruine. Ils ont fait renaître ce qui fut jusque dans les années qui ont suivi l’après-guerre, un élément prépondérant de la vie du quartier, au sens vital du terme, on n’insistera jamais assez.A bastellaLes fours avaient comme fonction principale la cuisson du pain, mais on y cuisait aussi à cette occasion d’autres aliments.Tout d’abord et juste avant la première fournée, quelques bastelle, pour vérifier sa température.Si les bastelle sont cuites dorées à point, on pourra lancer la première fournée de pain sans risque de la bruler. Cette partie de l’opération qui consiste à trouver la bonne température est tout un art réservé à des initiés. Toussaint et José en font partie.Une fois que chaque famille aura à tour de rôle cuit son pain, on pourra introduire dans le foyer les viandes, michette, pastizzi, campanile et autres mets…En ce qui concerne les migliacci, à Pietra comme en Corse, ils étaient surtout réservés à un événement particulier. La fête qui suivait l’élection d’un maire, en était l’une des occasions.Antoine aime à rappeler que c’est dans ce four qu’après-guerre, on a cuit les migliacci de la première élection de Charles SANTELLI, le père de Jean-Baptiste et que ce fut d’ailleurs sa dernière mise en service avant 2018.En conversation avec le maire
A bâtons rompus Félicie, Christiane,Marie-Thérèse, Monique
Mesdames TORACCA et Joséphine GIORGI RAFFINI Oui, beaucoup de monde, pour déguster les migliacci sortis du four, évocateurs pour les plus anciens de l’enfance au village et phénomène de curiosité, pour ceux qui n’ont connu que les plaques électriques ou le gaz.Bonheur pour les uns, curiosité pour les autres, de voir fonctionner un de ces fours, comme il en existe encore dans tous les quartiers du village, des fours que l’on ne remarquait plus, et dont on ne pouvait imaginer qu’un jour, on se régalerait des migliacci cuits dans l’un d’entre eux.C’est quoi le bonheur ? Porteur de migliacci Jérôme GIORGI Autre porteur de migliacci Stéphane GIORGI Dans la cuisine Eliane et Antoine remercient Toussaint et José qui ont exécuté toute les opérations de chauffage du four, préparation de la pâte, pétrissage, confection des migliacci et qui ont enfourné et sorti pas moins de 1200 pièces.Ils remercient aussi tous ceux qui a un moment ou un autre ont participé à cette journée de quelque façon que ce soit, qui ont apporté boissons, frappe, charcuterie… la mairie qui a mis à disposition tables et chaises , merci enfin à tous ceux qui ont pu venir et qui ont contribué par leur présence au succès de cette journée.Au nom de la communauté villageoise, monsieur le maire Jean-Baptiste SANTELLI, remercie Eliane et Antoine pour avoir sauvé un des plus forts symboles de notre vie passée et pour cette belle journée, qui restera à n’en pas douter dans les mémoires.Eliane et Antoine GIORGI
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Sur les panneaux municipaux
Interdiction de l’emploi du feu
Les services de Météo France prévoient des épisodes de vents forts avec des rafales pouvant atteindre 85 km/h. Ces données météorologiques associées à la sécheresse actuelle placent le risque incendie à un niveau important.
Un matrimoniu in A Petra
Les époux à la sortie de la mairie (photo famille Sinoncelli)
Samedi 4 juin à partir de 15 heures 30, ont eu lieu les célébrations,civile et religieuse, du mariage qui a uni Carlu Antone SINONCELLI, un enfant du village et sa désormais charmante épouse, Victoria LHOSTIS.
Tout d’abord, la cérémonie en mairie, où Jean-Baptiste, SANTELLI, maire de la commune, a célébré sa première union en tant qu’officier d’état civil, en présence d’une nombreuse assistance. Monsieur le maire leur a adressé ses plus chaleureuses félicitations et beaucoup de bonheur.
De la mairie à l’église (Photo famille Sinoncelli)
Les époux devaient ensuite se rendre à l’église Saint Elie pour le mariage religieux, où le père LUC, curé de la paroisse, leur a exprimé des vœux de joie et de sérénité au sein de la communauté catholique.
Célébration religieuse (Photo famille Sinoncelli)
A l’issue de la cérémonie religieuse, un vin d’honneur fut servi sur la place de l’église, où les familles et leurs nombreux parents et amis fêtèrent cet évènement, qui restera pour ce jeune couple, l’un des moments les plus marquants de leur vie.
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A Pietra, tout le monde connait Carlanto, enfant, il venait chez ses grands-parents dans leur maison du Muntichju. Après des études sur le continent, Carlanto est devenu un expert en armes et il en a fait sa profession. Il ne manque jamais une occasion de venir passer quelques jours dans son village de Pietra. Victoria, médecin, spécialisée en Pédiatrie au centre hospitalier de Bastia est désormais une piétrolaise à part entière, nous aurons très vite le plaisir de mieux la connaître.
Tournoi de boules : désormais un rituel
Milieu d’après-midi de ce dimanche de Pentecôte, c’est une animation inhabituelle qui va de la place de la Fontaine jusqu’à la Stalla, où spectateurs, et compétiteurs dans l’attente de leur tour, assistent aux premières joutes, avec les premiers applaudissements qui saluent un tir gagnant, puis plus tard une première victoire, un « exploit » que l’on n’attendait pas.…
Le soir venant, l’intérêt de la compétition va croissant, jusqu’à prendre véritablement un sens aigu pour les joueurs des équipes qui se rapprochent de l’épreuve finale, une finale où tout va se jouer sur un déficit de concentration, une imprécision inexpliquée, ou même parfois un simple faux rebond, ce qui augmente encore l’attrait de la partie.
Les derniers applaudissements, on se serre la main, il est 23 heures, c’est terminé.
Jérôme, Victor, Lisandru (Toracca et Landini), des noms que l’on retrouve de tournoi en tournoi dans le tableau final, avec pour départager les finalistes le score le plus serré qui soit.
En réalité, ce n’est pas vraiment terminé. Vient ensuite « le final de la finale » qui elle se déroule à l’intérieur du bar, pour un verre de l’amitié avec tous ceux qui sont restés jusqu’au bout, le moment où « l’on refait le match » sinon par le verbe, au moins par l’esprit, en attendant déjà le prochain tournoi où tout redeviendra possible et l’assurance de passer une belle journée entre amis, l’occasion de revoir ceux de Matra, de Novale, de l’Alesani , de la plaine et d’ailleurs, fidèles d’année en année, de tournoi en tournoi.
Désormais un rituel qui fait le charme de ces rencontres, que l’on soit joueur ou simple spectateur.

I Migliacci di u Casone
Eliane et Antoine devant le four
Il y a quatre ans, presque jour pour jour, Eliane et Antoine GIORGI inauguraient la réhabilitation de leur four à pain du Casone, resté éteint pendant plus d’un demi-siècle. Les piétrolais furent nombreux à venir savourer les migliacci cuits au feu de bois, et l’on se promit de renouveler cette journée de fête.
La date a été fixée à ce lundi 6 juin. Le four sera allumé dès samedi, avec du bois de bruyère apporté par Félix RAFFINI, en vue d’obtenir une température qui progressera lentement, pour arriver au maximum souhaité quarante-huit heures plus tard, le moment d’introduire la pâte fermentée accommodée de fromage frais.
Quelques instants après, une fois que Toussaint FRATICELLI en professionnel avisé et José TORACCA par son expérience acquise sur le tas, auront validé la cuisson, apparaîtra la première fournée de l’une des spécialités culinaires parmi les plus appréciées de la cuisine corse.
Eliane et Antoine, qui s’affairent pour que cette journée soit une réussite, seront heureux d’accueillir au Casone, lundi à partir de midi, tous les amateurs de saveurs qui évoquent la Corse, pour un beau moment de convivialité.

Dimanche tournoi de pétanque
Dimanche 5 juin, aura lieu à Pietra, le premier grand tournoi de pétanque de la saison, organisé par le bar A STALLA.
Des doublettes avec une inscription à 20 €, l’ensemble des mises constituant les prix qui récompenseront les trois premières équipes.
Comme chaque année autour du tournoi, une ambiance festive qui permettra même aux non participants de passer un beau dimanche.
JET DU BUT A 16 HEURES
Le Violoncelle de MOÏTA est de retour
Affiche du concert
Après deux années d’interruption pour cause de COVID, « Le violoncelle de Moïta », sera de retour dans notre village vendredi 15 juillet à 21 h 30*.
Un concert donné en l’église Saint Elie, qui viendra s’ajouter aux festivités de l’été déjà programmées à Pietra, avec en particulier la 2e édition de Fiera in paese, samedi 6 août à partir de 10 heures, qui sera suivie d’un bal.
*TALLONE, MOÏTA, il va de soi et CAMPI seront également au programme de cette édition 2022, du 13 au 17 juillet.
Sur les panneaux d’affichage…
Des pages d’histoire de notre village
Jean MASSONI
Préfacé par Jean-Baptiste SANTELLI maire de Pietra di Verde, le livre de Jean MASSONI et de Marianne STRABONI publié aux éditions SAMMARCELLI sous le titre « A Petra di Verde »* est un ensemble de textes, portant sur l’histoire du village. Un village de moyenne montagne, peuplé aujourd’hui d’une centaine d’habitants, qui a connu un déclin démographique après la seconde guerre mondiale.
Ce livre met en lumière ce que fut notre village, ses origines, ses traditions, son évolution. Ce fut au moyen âge, un territoire qui n’était occupé que par des petits agriculteurs, et quelques bergers, un territoire sous l’influence de l’église, déjà omniprésente avec les moines de l’ABBADIA, venus de l’île de Monte CRISTU.
Il faudra attendre le 17e siècle, sous l’autorité de Gènes, pour que Pietra, qui faisait partie de la piève de Verde, connaisse une mise en valeur bénéfique avec notamment la plantation de la châtaigneraie, qui permit à des générations de vivre grâce à ses précieuses récoltes. Puis ce fut sa destruction, qui débuta pour sa plus grande partie à la fin du 19e siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale, avec la vente du bois de châtaigner, une manne mortifère qui allait alimenter les usines de tanin, en particulier celle de Folelli, qui l’utilisait comme matière première.
L’histoire de Pietra, c’est aussi la transformation à la fin du 19e siècle, du chemin d’intérêt commun, en chemin de grande communication, aujourd’hui Route Départementale 17, qui va de la plaine au col d’Arcarota.
Isabelle GIAMBERNARDI
Ce sera aussi à Pietra, à la fin du 19e siècle, les murs en pierres sèches, qui furent érigés à partir du pont de Fontanone, tout au long de la route qui conduit à Pietra et dont on peut encore observer les stigmates. Un travail colossal et de grande précision, l’œuvre d’Agostino GIAMBERNARDI, un italien venu s’installer à Pietra avec sa femme Louisa. Un exemple de l’importance des immigrés venus d’Italie, dans le développement de la Corse. Guston, ainsi qu’on l’appelait et Louisa, fondèrent une famille, une de leur arrière-petite-fille, Isabelle qui tient la Stalla, peut en éprouver une grande fierté.
Est évoquée encore la construction di a Traversa au début du 20e siècle, qui devait relier les trois hameaux et contribuer à l’unité du village.
Bien sûr, les auteurs de « A Petra di Verde », n’ont pas oublié l’église Saint Elie, construite au 18e siècle, la chapelle romane de San Pancraziu, le monument aux morts en marbre de Carrare, a Piezza di l’Olmu communément appelée aujourd’hui place de la fontaine.
D’autres pages sur des hommes qui marquèrent le village de Pietra, le docteur PITTI FERRANDI et des écrits du professeur VINCIGUERRA. Les mœurs, les habitudes, les mots d’autrefois, jusqu’au bruits familiers du village…ont trouvé leur place dans ce livre qui se veut sans précédent sur l’histoire de Pietra di Verde.
Marianne STRABONI